• Quelle place pour la voiture électrique dans vos stratégies territoriales ?

    Quelle place pour la voiture électrique dans vos stratégies territoriales ?
    Temps de lecture : 4 min.

    Le nouveau plan d’électrification du Gouvernement parie gros sur la voiture électrique pour sortir de la dépendance au pétrole. Nos territoires doivent-ils y voir la solution miracle ?

    La voiture électrique comme pilier du plan gouvernemental de sortie des énergies fossiles

    Électrifier les usages serait la voie royale pour sortir des énergies fossiles, et les voitures électriques en sont l’un des symboles les plus visibles. Le gouvernement vise notamment que deux voitures neuves sur trois soient électriques d’ici 2030, en s’appuyant sur des dispositifs comme le leasing social et un renforcement des aides à l’achat.

    Sur le papier, c’est une bonne nouvelle pour le climat et pour le portefeuille des ménages : un trajet de 100 km coûte bien moins cher en électrique qu’en diesel.

    Mais en réalité, ce choix politique remet une partie de la responsabilité de la transition sur les particuliers, sans traiter suffisamment les causes structurelles de la dépendance à la voiture individuelle.

    Un horizon d’électrification trop long face à l’urgence

    Même en imaginant une montée en puissance rapide, électrifier l’ensemble du parc prendra (très) longtemps. L’âge moyen des voitures en circulation dépasse 11 ans, et beaucoup roulent jusqu’à 20 ans. À ce rythme, il faudra facilement une vingtaine d’années pour renouveler l’essentiel du parc français, composé de quelque 34 millions de voitures thermiques. Cela semble difficilement compatible avec les objectifs climatiques et la réalité sociale de territoires déjà sous tension.

    Pendant ce temps, nos collectivités continuent de gérer congestion, insécurité routière, coût d’usage et d’entretien, qu’un simple changement de motorisation ne résout pas.

    La voiture électrique et la planification locale

    On voit bien que les collectivités sont sommées d’« électrifier » vite, souvent sans disposer d’une vision claire de la place réelle que la voiture électrique doit occuper dans leur projet de territoire.

    Sans non plus connaitre les infrastructures déjà présentes sur le territoire (combien de bornes sur le territoire ? où ? de quels opérateurs ?).

    De plus, électrifier le parc ne résout ni l’accidentologie, ni les embouteillages, ni le coût de la voiture individuelle.

    La voiture électrique reste un levier parmi d’autres, à considérer au même niveau que le développement des mobilités douces, l’organisation des transports collectifs et des services partagés, ou encore la planification des infrastructures d’énergie renouvelable nécessaires pour alimenter ces nouveaux usages.

    Intégrer la voiture électrique dans une stratégie territoriale, c’est donc surtout arbitrer entre usages, densités, alternatives et capacité du réseau.

    Dans ce contexte, une question se pose à chaque élue ou élu : « Quels usages je veux vraiment faciliter sur mon territoire ? ». En milieu rural, périurbain ou en urbain dense, les besoins ne sont évidemment pas les mêmes, et la place de la voiture électrique ne peut donc pas être la même non plus.

    C’est pour éclairer ces choix que nous nous sommes demandé comment intégrer la voiture électrique dans une planification locale cohérente. Nous y répondons à travers notre infographie « La voiture électrique : les leviers d’une stratégie territoriale », qui propose une grille de lecture pour remettre la voiture électrique à sa juste place dans la planification territoriale.


    Les ressources que nous avons utilisées


    Consultez nos autres infographies







  • Améliorer le confort des usagers avec la photo-cartographie (Panoramax et OpenStreetMap)

    Améliorer le confort des usagers avec la photo-cartographie (Panoramax et OpenStreetMap)
    Temps de lecture : 5 min.

    Chez Dynartio, nous utilisons des méthodes simples, efficaces et accessibles qui participent à améliorer les espaces publics. Récemment, nous avons testé l’utilisation combinée de Panoramax et OpenStreetMap (OSM) à petite échelle : celle d’un site hospitalier. À travers cette approche rapide et économique, nous avons pu formuler des propositions de réaménagements légers pour améliorer le confort des usagers.

    L’exemple du Centre Hospitalier de Ruffec : un site contraint, aux usages multiples

    Situé au cœur de Ruffec, troisième pôle de vie du département charentais, le centre hospitalier s’étend sur près de 20 000 m². Cet espace plutôt minéral accueille des flux constants : consultants et visiteurs, résidents de l’EHPAD, personnel hospitalier et services de logistique…, ce qui rend nécessaire une meilleure organisation des usages.

    L’objectif de la direction était d’améliorer le confort, la lisibilité et la sécurité du site, en particulier pour les piétons et les personnes à mobilité réduite (PMR). Une réflexion de réaménagement des lieux était déjà entamée en partenariat avec la Communauté de communes Val de Charente. Nous nous sommes inscrits dans le prolongement de cette réflexion en proposant des aménagements simples, pertinents et peu coûteux, ainsi qu’une signalétique claire pour faciliter l’orientation.

    Panoramax : capturer le terrain tel qu’il est.

    Nous avons commencé par réaliser une campagne de photo-cartographie avec Panoramax.

    Équipés d’une caméra 360°, nous avons parcouru à pied l’ensemble du site et ses abords, à trois reprises : avec la direction, avec les services techniques, et en autonomie.

    Au total, nous avons capturé et téléversé sur Panoramax 450 photos géolocalisées. Cette base visuelle nous a permis de :

    • Revoir chaque espace à distance.
    • Disposer d’une mémoire précise du site à un instant donné.
    • Partager facilement l’état des lieux.

    OpenStreetMap : passer à la micro-cartographie

    Dans un second temps, nous avons réalisé une micro-cartographie complète du site sur OpenStreetMap. Avant notre intervention, seuls les bâtiments et les voies étaient présents sur OSM.

    Grâce aux photos que nous avions prises et aux images satellites disponibles sur OSM, nous avons cartographié finement les cheminements piétons, les entrées, les stationnements, le mobilier, la végétation. Cela nous a permis d’avoir une lecture beaucoup plus précise du site, à la fois à un niveau macro et micro.

    Ce que la photo-cartographie a permis d’identifier

    Le croisement entre les photos Panoramax et la cartographie OSM nous a permis d’identifier plusieurs pistes d’améliorations. Nous avons par exemple observé que :

    • Une partie du mobilier existant était peu valorisé car mal situé ou pas abrité (ex. bancs et tables en plein soleil),
    • Des zones ombragées étaient utilisées comme places de parking, alors qu’un parking existe déjà en face de l’hôpital,
    • Certains cheminements n’étaient pas très confortables et pouvaient poser des difficultés aux PMR,
    • Le manque de signalétique claire à l’entrée et les différents styles de panneaux sur le site pouvaient rendre l’orientation difficile.

    Panoramax, au grès des photos prises, permet aussi de mettre en lumière différents problèmes.

    Ici par exemple, à l’entrée du CH, nous observons que le passage piéton existe mais n’est pas emprunté par les usagers. On peut imaginer plusieurs raisons à cela :

    • Il ne suit pas le cheminement naturel des usagers, qui préfèrent traverser ailleurs,
    • Le panneau publicitaire, mal positionné, gêne directement l’accès depuis le trottoir,
    • La transition entre l’asphalte et le gravier compacté complique les déplacements pour les personnes à mobilité réduite.

    De l’observation à l’action

    À partir de ce diagnostic, nous avons produit :

    • Un plan d’aménagement des espaces extérieurs,
    • Un plan de signalétique adapté aux flux et aux usages.

    Temps total de l’opération :

    • 1,5 jour pour la collecte terrain et la cartographie,
    • 3,5 jours pour l’analyse, les propositions et la rédaction des livrables.

    Un délai très court au regard de la richesse des enseignements obtenus. Et surtout, une méthode reproductible et accessible à tout le monde.

    Un levier pour tous les sites accueillant du public

    Si cette mission concernait un hôpital, la méthode est transposable à d’autres contextes et sites accueillant du public, comment des écoles et campus, zones d’activités, équipements sportifs, d’attractions, touristiques …

    Les données produites sont libres, partageables et actualisables. Tous les acteurs du projet, services, urbanistes, architectes, entreprises, collectivités, citoyens, etc., peuvent accéder immédiatement aux photos et à la cartographie, s’appuyer dessus pour concevoir leurs interventions, et mettre à jour les informations au fil des travaux.

    Nous sommes convaincus que ce type d’approche légère mais structurante peut profondément améliorer la qualité des aménagements.


    Nous avons fait une conférence éclair sur le sujet lors de la Rencontre OpenStreetMap et territoires en mars 2026 à Brest.

    Retrouvez l’enregistrement vidéo sur PeerTube :

    Avec la Fédération des Professionnels d’OpenStreetMap (FPOSM), nous avons récemment publié un guide dédié à l’utilisation d’OpenStreetMap par les acteurs publics.

    Découvrez le guide sur le site de la FPOSM :

  • Élections : faciliter la passation avec un observatoire territorial

    Élections : faciliter la passation avec un observatoire territorial
    Temps de lecture : 6 min.

    Dans quelques semaines, des milliers de personnes seront élues et prendront les manettes de collectivités, parfois sans encore connaître pleinement leur territoire. La continuité de l’action publique dépend alors de la passation. Ce sont les agentes et agents qui doivent transmettre l’historique des projets, les arbitrages passés, les possibilités et impossibilités d’action.

    Mais cette transmission repose souvent sur des efforts invisibles et peu structurés. Quand la passation n’est pas organisée, faut-il presque repartir de zéro ?

    Qui pilote la passation ?

    La passation est censée reposer sur un pilotage clairement identifié. Les élus sortants font un bilan administratif et financier, mais en réalité celui-ci ne suffit pas à transmettre la connaissance nécessaire pour piloter le mandat suivant.

    Dans la majorité des collectivités, la passation repose donc sur les services, sans cadre formalisé (rôles, temps ou budget dédié), et sans méthode partagée non plus. Ainsi, largement circonstanciel, le transfert de connaissances se fait au fil de l’eau, en fonction des projets en cours et des obligations réglementaires ou régionales (renouvellement d’un SCoT, PCAET, entrée en vigueur d’un nouveau SRADDET, nouvelle feuille de route régionale, etc.).

    La connaissance du territoire est donc portée par des individus plutôt que par la collectivité elle-même. Elle varie selon les services, les personnalités et les contextes politiques, ce qui renforce les écarts de compréhension entre élus et équipes techniques, au moment où la coordination devrait être la plus forte.

    Ce n’est d’ailleurs pas faute de connaissances ou compétences des agents. Au contraire. Les agents qui disposent déjà d’une connaissance très fine du territoire n’ont pas toujours la capacité, ni parfois la perception de l’intérêt immédiat, de formaliser ce qu’ils savent. Pris dans la gestion quotidienne, ils priorisent logiquement l’action opérationnelle plutôt que la documentation ou la transmission.


    Le très cher coût d’une passation inefficiente

    Ne pas organiser la passation a un coût réel, même s’il n’apparaît que très rarement dans les budgets.

    Ce coût se traduit d’abord par du temps mobilisé pour réexpliquer, recontextualiser et reconstruire une vision partagée du territoire à chaque changement d’équipe.

    Les agents passent des heures à refaire des présentations, à rechercher des informations dispersées ou à justifier des arbitrages déjà faits. L’absence de mémoire structurée conduit aussi à des études redondantes et à des décisions prises sans connaissance complète du contexte local.

    Cette inefficience est diffuse et jamais mesurée.

    Elle se manifeste en interne sous forme de perte de temps, dilution des efforts, stress et fatigue des équipes, blocage ou retards dans les projets.

    En externe, elle se traduit par des difficultés de coopération et de compréhension avec les acteurs sociaux-économiques : entreprises, associations et autres partenaires institutionnels.

    L’observatoire territorial comme réponse structurelle

    Face à ces constats, la question est d’abord organisationnelle : Comment faire en sorte que la connaissance du territoire survive aux cycles politiques et aux mouvements d’équipes ?

    Plusieurs approches existent, en commençant par la formalisation de la connaissance à transmettre et la clarification des responsabilités. C’est dans cette logique que certaines collectivités s’orientent vers un observatoire territorial.

    L’objectif premier d’un observatoire est de construire et partager une connaissance utile, structurée et traçable du territoire. C’est un outil au service des décideurs comme des exécutifs, indépendamment des cycles politiques, dont le but est d’assurer la continuité de l’action politique.

    C’est une base de connaissances qualitative, et non pas seulement un tableau de bord quantitatif. Pour les nouveaux arrivants, il ne s’agit pas de regarder des indicateurs et des pourcentages, mais de s’imprégner des obligations, projets et dynamiques en cours, prévus et à prévoir.

    L’observatoire se co-construit avec le temps par la collectivité et ses parties prenantes. Il permet de regrouper tous les projets, documents, réglementations, ambitions, acteurs, … bref tout ce qui fait vivre le territoire.

    Et, au moment de la passation, il permet de faciliter le transfert de connaissances et d’éviter les réunions à rallonge, l’envoi de documents par mail, la passation de classeurs, etc …

    Conclusion : La connaissance territoriale est un actif stratégique

    La connaissance du territoire transmise au moment de la passation des mandats doit être regardé comme un actif stratégique.
    Comme chaque actif, sa perte peut être une fatalité pour le fonctionnement du territoire et la continuité de service.
    Et comme chaque actif, elle doit être accompagnée d’une répartition des responsabilités, une allocation du temps et moyens nécessaires pour la maintenir sur le long terme.

    Il n’est pas trop tard de structurer la manière dont on transmet la connaissance du territoire aux nouveaux arrivants. Un observatoire pourra poser ce cadre pour simplifier la vie des élus et agents, et rendre plus efficace l’action publique locale.







  • Créer un observatoire pour faire parler (de) votre territoire

    Créer un observatoire pour faire parler (de) votre territoire
    Temps de lecture : 2 min.

    Pourquoi un observatoire territorial ?

    Les collectivités regorgent d’informations, mais elles sont souvent dispersées entre les services, peu partagées, et insuffisamment mises en débat avec les acteurs locaux. Le pilotage des politiques publiques s’en trouve complexifié, et la vision du territoire morcelée.

    Un observatoire territorial répond à cet enjeu en rassemblant, structurant et partageant la connaissance utile à l’action publique. Il permet de faire parler le territoire pour éclairer les choix stratégiques et piloter plus sereinement la transition écologique.

    Un observatoire peut être thématique (mobilité, urbanisme, environnement, démographie, économie, alimentation, déchets, etc), ou transversal, en croisant plusieurs dimensions pour dresser une image complète du territoire plutôt que d’une filière en particulier.

    Les fondamentaux d’un observatoire

    Un observatoire repose sur deux piliers complémentaires :

    (1) Une communauté d’acteurs qui dialogue et co-construit la connaissance.

    Élus, agents, entreprises, associations, citoyens ou chercheurs y confrontent leurs points de vue, débattent les informations et enrichissent collectivement la compréhension du territoire.

    Un observatoire n’a de valeur que s’il est animé, utilisé et adopté par les parties prenantes.

    (2) Un ensemble d’outils numériques : plateformes de données, SIG, annuaires, wikis ou tableaux de bord.

    Ces outils produisent et rendent accessibles des informations qualitatives et quantitatives, mais leur rôle ne se limite pas à afficher des indicateurs et des chiffres froids. Ils permettent de relier les thématiques entre elles (pour sortir des silos), de révéler les dynamiques d’acteurs et identifier les synergies, et, in fine, d’identifier les leviers et freins du développement territorial.

    Au croisement de la communauté et des outils, l’observatoire devient un espace commun et neutre, où la donnée prend sens et où le territoire commence à parler.

    Découvrez notre infographie sur les étapes clés d’un observatoire territorial :

    Création graphique : Maude de Goër, https://maudedegoer.com/

    Et pour aller plus loin, nous avons également réalisé une série de 8 courtes vidéos qui présentent les objectifs et les intérêts d’un dispositif d’observatoire territorial.



  • Vidéos « Observatoires territoriaux »

    Vidéos « Observatoires territoriaux »
    Temps de lecture : 4 min.

    Cette série de huit vidéos s’adresse à celles et ceux qui travaillent avec ou pour les collectivités territoriales et cherchent à mieux piloter, évaluer et débattre les politiques de planification.

    Souvent mal connus ou sous-estimés, les observatoires territoriaux sont pourtant des outils indispensables pour produire une connaissance partagée du territoire et faciliter le dialogue entre acteurs. Dans un contexte de défis multiples et imbriqués, ils aident à éclairer la décision publique, anticiper les risques et identifier des leviers de développement.

    Nous avons conçu ces vidéos pour vous présenter concrètement les enjeux, les outils et les méthodes pour mettre en place un observatoire sur votre territoire et le faire vivre. Si vous vous demandez pourquoi en monter un, par où commencer ou comment structurer la démarche, alors cette série de vidéos est faite pour vous.

    Épisode 1 : Qu’est-ce qu’un observatoire territorial ?

    Un observatoire est avant tout un outil de compréhension du territoire. Il analyse les dynamiques, met en lumière les tensions, révèle les ressources et aide à éclairer la décision publique.


    Épisode 2 : Pourquoi monter un observatoire territorial ?

    L’action territoriale ne peut être légitime et acceptée que si elle repose sur une réelle coordination entre collectivités, citoyens, entreprises, associations et chercheurs. Un observatoire sert alors d’espace de médiation entre les acteurs et permet de construire une connaissance commune du territoire.


    Épisode 3 : Comment mettre en œuvre un observatoire territorial ?

    Un observatoire territorial repose sur une chaîne de l’information structurée et cohérente. Cela commence par la collecte des données, suivi de leur analyse pour produire une information utile. Cette information est ensuite diffusée auprès des acteurs du territoire afin d’alimenter le débat et la décision, jusqu’au passage à l’action.


    Épisode 4 : Organiser la collecte des données

    Un observatoire territorial repose d’abord sur les données. Encore faut-il savoir où les trouver et comment les mobiliser. Les sources sont nombreuses, hétérogènes et souvent dispersées. Il est donc important de réaliser un inventaire structuré pour poser des bases solides.


    Épisode 5 : Analyser les données collectées

    Les données ne parlent pas d’elles-mêmes : il faut les croiser, les interpréter et les mettre en perspective pour comprendre les dynamiques territoriales. Cette analyse mobilise des compétences spécifiques et doit rester lisible et transparente. Mais il faut également rendre les méthodes d’analyse explicites, éviter les « boîtes noires algorithmiques », et permettre le débat et la critique constructive.


    Épisode 6 : Diffuser l’information

    Une information trop technique ou trop froide ne mobilise pas. Pour devenir utile, elle doit être mise en perspective, discutée et incarnée. Un observatoire territorial est donc avant tout un espace d’animation et de dialogue inscrit dans la durée.


    Épisode 7 : Accompagner la mise en action

    Un observatoire sert avant tout à rendre visibles les dynamiques, les priorités et les marges de manœuvre qui existent sur le territoire. C’est comme cela qu’il vous aide à prendre des décisions stratégiques qui sont ancrées dans la réalité.


    Épisode 8 : Les clés de la réussite d’un observatoire

    Un observatoire s’inscrit nécessairement dans le temps long, au-delà des cycles électoraux. Il permet de valoriser des données et informations existantes, et capitaliser sur les démarches de planification déjà engagées. Sa gouvernance idéale est ouverte et tournée vers la société civile.


    Conclusion : Faire de l’observation une priorité ?

    Nous sommes convaincus de la pertinence des observatoires territoriaux et, dans un monde idéal, chaque EPCI disposerait du sien.

    En 2026, dans un contexte de renouvellement des équipes municipales, l’observatoire constitue aussi un outil clé de transmission des connaissances et de maintien d’une mémoire vivante du territoire, de ses projets et de ses priorités.

    Nous espérons que cette série vous a été utile et serons très intéressés de connaître les questions et sujets que vous aimeriez voir abordés dans une saison 2.

  • Sinamet Open Source : l’analyse territoriale accessible à tous

    Sinamet Open Source : l’analyse territoriale accessible à tous
    Temps de lecture : 6 min.

    Nous sommes heureux de vous annoncer que Sinamet, notre librairie d’analyse des flux territoriaux, est désormais disponible en Open Source. Grâce au soutien de l’aide Innovation Numérique Responsable de la Région Nouvelle-Aquitaine, cette étape marque un tournant vers une analyse territoriale plus collaborative, accessible et transparente.

    Qu’est-ce que Sinamet ?

    Sinamet est une librairie Python dédiée à l’analyse des flux territoriaux. Elle permet de transformer des données complexes et disparates en informations claires et exploitables. Son objectif est de fournir aux élus, techniciens et chercheurs les outils nécessaires pour analyser les dynamiques et les ressources de leur territoire comme l’énergie, l’alimentation, les matières, les déchets, et plus encore. Grâce à Sinamet, les collectivités et organisations peuvent :

    • Structurer leurs données pour une vision claire des flux territoriaux.
    • Favoriser le développement de l’économie circulaire sur leur territoire.
    • Prendre des décisions stratégiques basées sur des analyses fiables et reproductibles.

    Sinamet est utilisé dans des études d’économie circulaire, notamment pour des pré-diagnostics et diagnostics de filières (énergie, mobilité, agri-alimentation, réemploi), ainsi que comme brique fonctionnelle des observatoires territoriaux.

    Pourquoi avons-nous créé Sinamet ?

    Nous avons conçu Sinamet avec un objectif en tête : simplifier l’analyse des flux territoriaux (eau, énergie, mobilités, alimentation, déchets, carbone) en facilitant la collecte, la structuration et l’analyse des données. Notre but était de résoudre plusieurs problèmes récurrents dans la chaîne de l’information territoriale :

    • Rassembler des données dispersées.
    • Mettre à jour et analyser ces données de manière efficace.
    • Faciliter la création d’une connaissance territoriale partagée et évolutive.

    Sinamet permet ainsi aux chercheurs, géomaticiens, analystes et techniciens territoriaux de :

    • Collecter, nettoyer et structurer les données.
    • Automatiser et fiabiliser les analyses pour gagner du temps.
    • Mutualiser les méthodes afin d’éviter de repartir de zéro à chaque étude.

    Quelques exemples de réalisations avec Sinamet

    L’évolution de Sinamet : de la thèse à l’Open Source

    Sinamet est né en 2018 pendant les travaux de thèse de Benoit Ribon, co-fondateur de Dynartio, réalisés au Laboratoire Image Ville Environnement de l’Université de Strasbourg, en collaboration avec le CNRS et avec le soutien de l’Ademe. Désormais, Sinamet est disponible en tant qu’outil d’analyse et d’observation des territoires. Il est diffusé en Open Source grâce au soutien financier de l’aide Innovation Numérique Responsable de la Région Nouvelle-Aquitaine.

    • 2018 : Création au sein du laboratoire LIVE de l’Université de Strasbourg.
    • 2021 : Utilisation en interne pour nos études et prestations.
    • 2023 : Mise à disposition pour les collectivités avec une version clés-en-main.
    • 2025 : Diffusion en Open Source.

    Le choix logique de l’Open Source

    Notre choix de rendre Sinamet Open Source a été guidé par plusieurs raisons :

    • Accessibilité : Nous souhaitons permettre à tout acteur, qu’il soit public ou privé, d’accéder librement à un outil puissant et évolutif.
    • Collaboration : L’Open Source favorise l’échange entre collectivités, techniciens, chercheurs et entreprises pour co-construire des solutions adaptées aux besoins spécifiques de chaque territoire.
    • Transparence : L’analyse territoriale doit être basée sur des outils transparents, fiables et ouverts. Avec la diffusion de Sinamet en Open Source, nous souhaitons permettre aux collectivités de garder le contrôle total sur leurs données et études.

    Un gage de transparence et d’amélioration continue

    L’un des principaux problèmes des logiciels propriétaires est leur manque de transparence. Les utilisateurs n’ont souvent aucune visibilité sur les processus d’analyse ni sur la manière dont les résultats sont générés. Cela engendre :

    • Un manque de visibilité sur les analyses.
    • Des résultats non vérifiables.
    • Une perte de contrôle sur ses propres données.

    L’Open Source garantit, quant à lui, une transparence totale et une possibilité de vérification. En plus, grâce à la communauté d’utilisateurs, Sinamet bénéficie d’améliorations continues et de mises à jour adaptées aux besoins du terrain.

    Les fonctionnalités de Sinamet Open Source

    Quelques exemples de fonctionnalités

    Sinamet est une librairie modulaire puissante qui offre diverses fonctionnalités techniques pour faciliter l’analyse des flux territoriaux :

    • Gestion d’une base de données centralisée.
    • Navigation dans les hiérarchies territoriales.
    • Conversion de nomenclatures de produits et d’unités (kg, euros, m3, kWh, …).
    • Gestion de la temporalité des flux (jour, mois, année, saisonnalité).
    • Traçabilité des sources de données.

    Focus code

    • Navigation entre les échelles territoriales

    Avec quelques lignes de Python, récupérez les caractéristiques d’un territoire ou la liste des collectivités qui le composent. Cette fonctionnalité vous permet d’explorer facilement la hiérarchie des territoires.

    • Visualisation des relations entre territoires

    Sinamet permet d’afficher des relations de flux entre différentes régions. Par exemple, en quelques lignes de code, vous pouvez visualiser les échanges de céréales entre la Bretagne et la Nouvelle-Aquitaine.

    • Analyse des immatriculations de véhicules en France

    Sinamet simplifie l’accès aux données publiques. Par exemple, il est possible de récupérer en quelques lignes de code le nombre de véhicules immatriculés dans un département donné, comme le nombre de véhicules électriques en Charente en 2018.

    Pour en savoir plus sur Sinamet Open Source

    Et pour l’installer, rien de plus simple pour ceux qui utilisent déjà Python : pip install sinamet

    Nos remerciements

    Sinamet est possible grâce à :

    • l’ADEME qui a financé les travaux de recherche qui ont initié la librairie au sein du laboratoire LIVE de l’Université de Strasbourg et du CNRS ;
    • la Région Nouvelle-Aquitaine pour son soutien financier dans la diffusion en Open Source.

    Un grand merci aussi à nos collègues et collaborateurs : Benoit Ribon, Adrien Louis-Joseph, Arthur Vélicitat, Olivier SAINT-EVE, Maxime Eckstein, Roua Hfaiedh, Pierre Camilleri.

    Conclusion

    Sinamet est bien plus qu’un simple outil d’analyse. C’est une brique essentielle pour construire des territoires durables, collaboratifs et intelligents. En le rendant Open Source, nous ouvrons la voie à une nouvelle ère d’analyse territoriale, plus facile, plus fiable et plus transparente.

  • L’observation territoriale au service de la prévention des risques des collectivités

    L’observation territoriale au service de la prévention des risques des collectivités
    Temps de lecture : 5 min.

    Dans un contexte où les risques naturels, sociaux, économiques et environnementaux se multiplient et s’intensifient, la capacité des collectivités territoriales à les anticiper devient déterminante. Cela suppose de disposer d’une connaissance fine et globale du territoire. L’observation territoriale constitue à ce titre un levier essentiel pour comprendre les dynamiques locales et construire des politiques publiques efficaces et résilientes.

    La connaissance territoriale et l’anticipation des risques

    Les collectivités territoriales, pour répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain, doivent maîtriser l’ensemble des données relatives à leur territoire. Cette maîtrise, qui se concrétise par une bonne gestion de la chaîne de l’information, est essentielle à une connaissance fine du territoire, qu’il s’agisse de ressources ou de flux comme les flux d’eau, d’énergie, de matières, ou de carbone.

    Mieux connaître ces flux permet de mieux anticiper les risques, notamment dans les domaines de l’environnement, de l’urbanisme et de la gestion des ressources. Que ce soit pour faire face aux inondations, aux crises énergétiques ou aux perturbations économiques, l’observation territoriale est un atout stratégique. À travers l’analyse de ces données, les collectivités peuvent identifier les vulnérabilités, adapter leur planification et optimiser leur résilience face aux crises.

    L’observation territoriale comme outil de plus en plus incontournable

    Pour accompagner les collectivités dans cette démarche, des outils d’observation comme les observatoires territoriaux sont mis en place. Il s’agit de plateformes logicielles permettant de collecter, analyser et diffuser des données sur un territoire donné. Ces outils offrent une vision globale et transversale des dynamiques locales (sociales, économiques, environnementales, et spatiales) et facilitent ainsi la prise de décisions éclairées.

    Le premier intérêt principal de ces observatoires est de mettre en place un dialogue social entre les différents acteurs du territoire : élus, entreprises, associations, chercheurs, et citoyens. Cette coopération permet d’obtenir une vision partagée des enjeux et des opportunités et synergies locales.

    Le second grand intérêt des observatoires est la production d’une connaissance intelligible du territoire, directement exploitable par les décideurs pour concevoir et ajuster leurs politiques publiques. C’est cette connaissance territoriale qui permet aux décideurs de déployer des stratégies de prévention des risques.

    Dynartio : un accompagnement pour la maîtrise des données

    Chez Dynartio, notre mission est d’accompagner les collectivités à mieux connaitre leur territoire grâce à une gestion rigoureuse des données territoriales de flux et de ressources. Nous intervenons à trois niveaux :

    • L’acculturation aux données : sensibiliser et former les collectivités à l’importance des données territoriales et à leur exploitation.
    • Les études territoriales spécifiques : réalisation d’études ponctuelles pour répondre à des problématiques locales précises, telles que l’aménagement d’un site.
    • La mise en place d’observatoires territoriaux : développer des outils d’observation adaptés aux besoins de chaque territoire, pour une meilleure compréhension des dynamiques locales.

    Sinamet : un outil d’observation et d’analyse des flux

    Nous avons ainsi développé Sinamet, une librairie logicielle dédiée à l’analyse des flux et des ressources territoriales. Déjà utilisé par l’INRAE et le PETR de la Déodatie pour l’Observatoire des flux alimentaires (OFALIM), et dans le cadre du projet transfrontalier CO2Inno pour analyser les flux énergétiques et de mobilité dans la région du Rhin Supérieur, notre outil permet aux collectivités de mieux comprendre et maîtriser les flux qui structurent leur territoire.

    Aujourd’hui, une tension grandissante se dessine entre les collectivités et les assureurs. Les premiers peinent à assumer les coûts croissants des assurances face à des risques de plus en plus imprévisibles, tandis que les seconds ne peuvent plus couvrir ces incertitudes. Nous observons que bien souvent, les collectivités se retrouvent à devoir gérer des crises, au lieu d’anticiper des risques.

    Pour sortir de cette situation, la prévention des risques doit être fondée sur une connaissance approfondie du territoire. En dotant les collectivités d’outils et de méthodes adaptées, comme les observatoires territoriaux, il devient possible d’anticiper les dangers et d’élaborer des stratégies de résilience efficaces.

    Un appel à l’action pour les collectivités

    Aujourd’hui, il est impératif de lever les freins à la mise en œuvre d’une connaissance territoriale systémique. Trop souvent perçue comme abstraite, cette connaissance est pourtant essentielle pour garantir la pérennité et la sécurité de nos écosystèmes territoriaux. Les décideurs doivent prendre conscience de l’importance de ces outils pour anticiper les risques et prévenir les crises.

    Si vous souhaitez en savoir plus sur la mise en place d’un observatoire territorial ou sur les outils d’analyse des flux, nous serions ravis d’échanger avec vous et de vous accompagner dans la construction d’un territoire plus résilient et mieux préparé à affronter les défis de demain.

  • La lutte contre les dépôts illicites de déchets : leviers pour une stratégie territoriale

    La lutte contre les dépôts illicites de déchets : leviers pour une stratégie territoriale
    Temps de lecture : 2 min.

    Vers une gestion efficace des déchets du bâtiment

    La lutte contre les dépôts illicites de déchets est un enjeu majeur pour de nombreux territoires.

    En 2019, l’Ademe indique que :

    La mise en application de la loi AGEC avec le déploiement progressif d’une filière de Responsabilité Elargie du Producteur (REP PMCB ou REP Bâtiment) permet une gestion plus efficace des déchets du bâtiment, anticipant une réduction des dépôts.

    En parallèle, les maires disposent désormais de nouveaux outils juridiques, telle que la réévaluation des amendes administratives (pouvant aller jusqu’à 15 000 €) et la possibilité de transférer le pouvoir de police spéciale en matière de lutte contre les dépôts aux intercommunalités.

    Dans le cadre de nos travaux sur la gestion des ressources territoriales, Dynartio a pu accompagner plusieurs collectivités sur cette question des dépôts illicites de déchets.

    Ces expériences nous ont permis d’identifier des leviers efficaces pour lutter contre cette problématique.

    Nous vous présentons de manière synthétique les grands enseignements de ces travaux.

    Consultez nos autres infographies







  • Le Bilan Carbone : outil fondamental de comptabilité environnementale

    Le Bilan Carbone : outil fondamental de comptabilité environnementale
    Temps de lecture : 4 min.

    Ce début 2024, nous avons rejoins l’Association pour la transition Bas Carbone et nous avons ajouté un outil redoutable dans notre arsenal d’analyse des flux et ressources – le Bilan Carbone. Cet outil de comptabilité environnementale que nombreux d’entre vous connaissent, représente une facette importante dans l’étude du métabolisme territorial.

    Le bilan carbone en bref

    • C’est une méthodologie d’évaluation et réduction : Une approche complète pour quantifier et réduire les émissions de carbone liées à l’activité de votre structure.
    • Il contribue à la Stratégie Nationale Bas Carbone : Un instrument aligné avec les objectifs nationaux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de décarbonation de l’économie.
    • C’est une obligation réglementaire : Imposé aux entreprises métropolitaines de plus de 500 salariés, aux collectivités de plus de 50 000 habitants et aux établissements publics de plus de 250 agents. Les structures sont d’ailleurs tenues à mettre à jour leurs bilans tous les 3 ans pour le secteur public, et tous les 4 ans pour le secteur privé.

    Approche complète par les flux physiques et monétaires

    Le Bilan Carbone adopte une approche holistique en quantifiant, analysant et réduisant les émissions carbone liées à l’énergie consommée dans vos processus. Il définit des périmètres temporels, organisationnels, et opérationnels pour une compréhension approfondie de vos impacts environnementaux.

    Pourquoi il est crucial de mener à bien le bilan carbone ?

    • Pour disposer d’une vision globale de l’activité et de ses impacts et d’une compréhension exhaustive des émissions directes et indirectes de vos processus et consommations.
    • Pour réviser sa stratégie : Prenez du recul sur vos processus d’achats, de production, et de gestion des déchets, dans un objectif de renforcement de la résilience et l’attractivité de votre structure.
    • Pour être éligibilité à des aides et appels à projets : Soyez exemplaire dans votre activité de décarbonation et augmentez les opportunités d’obtenir un soutien financier.
    • Pour réaliser des économies par la réduction des factures énergétiques : Une gestion efficace des émissions aujourd’hui conduit à des économies à long terme.

    Quelles stratégies de décarbonation dans le secteur public ?

    Selon l’Association pour la transition Bas Carbone, « 70 % des actions de réduction des émissions seront réalisées à une échelle locale ».

    Selon Le Monde, début 2023, 6 des 18 régions et la moitié des départements étaient à jour de leur obligation.

    Selon la plateforme de publication des BC de l’Adème, entre 2021 et 2024, seuls 96 collectivités ont publié leur bilans carbone.

    Selon The Shift Project, en 2020-2021 la majorité des structures publiques n’ont pas respecté l’obligation d’élaboration de bilan carbone).

    Les collectivités disposent de deux approches dans l’élaboration de leurs bilans d’émissions de gaz à effet de serre

    Le Bilan Patrimoine et services : Approche réglementaire qui se concentre sur les émissions de gaz à effet de serre des activités de fonctionnement interne, de la gestion patrimoniale et des services aux citoyens.

    Le Bilan Territoire : Approche en dehors du cadre réglementaire de l’article L229-25 du Code de l’environnement, mais qui est nécessaire notamment préalablement à la réalisation du Plan Climat Air Energie du territoire (PCAET). Cette approche dite géographique prend en compte l’ensemble d’émissions de gaz à effet de serre sur le territoire et s’inscrit dans une démarche plus globale d’étude du métabolisme urbain.

    Plus concrètement, nous vous accompagnons dans les différentes étapes

    • Définition du périmètre ;
    • Collecte et traitement de vos données : données comptables, données techniques, questionnaires ;
    • Mise en perspective des résultats auprès de la direction et du personnel de la structure ;
    • Réflexion de fond sur des solutions de décarbonation et élaboration d’un plan d’actions de formation de vos collaborateurs, de réduction de vos coûts et émissions, d’optimisation de vos processus ;
    • Sensibilisation et formation de vos collaborateurs ;
    • Suivi de vos actions via des indicateurs permettant de réorienter votre navigation stratégique en cas de besoin.

    Le Bilan Carbone est une brique essentielle pour la transition écologique de votre structure et pour la réalisation et la mise en cohérence de vos stratégies de gouvernance ou de planification territoriale. Dynartio vous accompagne à chaque étape de ce parcours vers une économie circulaire, locale et sobre en ressources.

    Pour aller plus loin

    Ademe Magazine (2023), Comptabilité carbone : vers des bilans à 360 degrés : https://infos.ademe.fr/article-magazine/comptabilite-carbone-vers-des-bilans-a-360-degres/

    I4CE – Institut de l’Économie pour le Climat (2022), Collectivités : les besoins d’investissements et d’ingénierie pour la neutralité carbone https://www.i4ce.org/publication/collectivites-investissements-ingenierie-neutralite-carbone-climat/

    The Shift Project (2021), Décarboner l’administration publique, https://theshiftproject.org/article/decarboner-ladministration-publique-rapport-octobre-2021/

  • L’OpenSource et l’OpenData au cœur de notre action

    L’OpenSource et l’OpenData au cœur de notre action
    Temps de lecture : 3 min.

    L’Open Source et l’Open Data sont des mouvements fondamentaux pour Dynartio. Les outils et les possibilités qu’ils offrent sont considérables, notamment dans la construction de la connaissance des territoires qui est notre domaine d’expertise.

    L’OpenSource, notre engagement

    Nous utilisons de nombreux logiciels OpenSource : LinuxMozillaLibreOfficePythonPostgreSQLQGisLimeSurveyShotCut, etc. 

    Et nous diffusons également des applications en OpenSource lorsque cela est possible grâce au soutien de nos clients et partenaires, p.ex. https://github.com/dynartIO

    Aussi, en tant qu’usagers, nous faisons aussi notre possible pour enrichir ces biens communs. Nous sommes notamment engagés dans la Fédération des Professionnels d’OpenStreetMap pour participer à la promotion de cet outil qui aide à révéler les potentiels des territoires. 

    L’OpenData dans nos travaux

    Enfin, nous diffusons régulièrement des ressources sous licence Creatives Commons, par exemple nos infographies sur les clés des stratégies territoriales :

    Lire l’article.

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    Les communs numériques guident notre approche, nous permettant de concevoir des solutions innovantes qui favorisent la construction et le partage de la connaissance territoriale.  

    Quelques exemples de travaux que nous avons réalisés avec de l’OpenData et des logiciels OpenSource :  

    Quel intérêt pour nos clients ?

    Les outils OpenSource sont un gage de qualité de la réalisation de nos travaux auprès de nos clients. Ils sont fiables, interopérables et agiles. Ils permettant le respect de la vie privée, la sécurité des opérations et la co-construction de l’innovation. 

    Collectivités territoriales, vous vous interrogez sur l’usage d’outils OpenSource et sur la publication de vos données en OpenData ? Quelques arguments pour vous faire adopter ces pratiques :  

    • Vous garantissez une montée en compétences efficace de vos collaborateurs grâce aux communautés du Libre et une meilleure compréhension des enjeux du numérique libre, responsable et démocratique. 
    • Vous augmentez votre souveraineté numérique en vous affranchissant des solutions propriétaires. Des logiciels OpenSource pour vos activités métiers : http://www.openmairie.org  
    • Avec la loi pour une République numérique du 7 octobre 2016 : l’ouverture des données publiques devient la règle et participe à la transparence de l’action publique. 

    Nous concluons avec cette citation de Constance Nebbula, Présidente d’OpenDataFrance :

    Le sujet des données n’est pas un sujet technique, c’est un sujet de politique publique, voire de politique tout court.

    Extrait de OpenDataFrance, Nous devons, enfin, (re)donner du sens à la politique d’open data, 14 novembre 2023