Découvrez une sélection de réalisations cartographiques conçues par notre équipe pour mieux comprendre et communiquer sur des enjeux territoriaux. Nous concevons des cartes statiques, interactives et sur mesure, allant de l’infographie cartographique aux observatoires.
À partir de vos données, de données ouvertes et d’analyses géographiques, nous produisons des supports adaptés à vos usages : diagnostic, aide à la décision, concertation, communication. Nous mobilisons notamment QGIS, OpenStreetMap et des développements Python pour produire nos cartes.
MapYourGrid – GridInspector
Plateforme interactive GridInspector conçue dans le cadre du projet MapYourGrid. GridInspector permet de comparer la qualité et la complétude des données OpenStreetMap sur les réseaux d’électricité haute tension dans le monde.
Production de graphs et cartographies des réseaux d’électricité haute tension à partir de données OpenStreetMap dans de nombreux pays. Ci-dessous un exemple de visualisations pour la Bulgarie.
Production de cartes statiques et interactives pour illustrer les thématiques Énergie et Mobilité sur le territoire de la région transfrontalier du Rhin Supérieur.
Réalisation de cartographies dans le cadre du projet de cartographie transfrontalière franco-allemande sur le territoire de l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau.
Forêts certifiées PEFC
Réalisation d’une carte interactive sur les forêts certifiées PEFC dans le Grand Est.
C’est le troisième SOTM auquel nous participons : après le SOTM France 2025 à Tours, le SOTM Europe 2025 à Dundee, maintenant le SOTM Monde 2026 à Paris. Retour d’expérience de notre CEO Marina sur cet évènement.
Ce SOTM 2026 était un peu spécial pour deux raisons : c’était la 18e édition et le premier SOTM mondial organisé en France ; et j’ai eu l’occasion de donner un coup de main à son organisation au cours des six derniers mois.
UnSOTM, oui, mais c’est quoi ?
Le State of the Map (SOTM) est l’évènement annuel de la communauté OpenStreetMap (OSM). Il existe un SOTM mondial chaque année, ainsi que des SOTM continentaux et nationaux.
En France, c’est l’association OSM France qui organise chaque année le SOTM de la communauté française.
Cette édition était un beau succès pour les organisatrices, la Fondation OSM et l’équipe locale d’OSM France :
535 participants sur place, 185 en ligne, plus de 40 pays représentés, et beaucoup beaucoup de conférences (quelques 130 conférences, sans compter les lightning talks et les fameux Birds of feather, sessions organisées à improviste).
Je voulais saluer en particulier les bénévoles qui, pour certains, œuvraient depuis plus d’un an pour permettre à cet évènement de voir le jour. Mention spéciale pour Benoît Peyon-Dietz & Thibaut Maïto d’OSM France qui ont tout donné pendant l’organisation.
J’ai participé à ce SOTM avec une double casquette, bénévole et pro, mais dans les lignes qui suivent, je vous raconte mon expérience d’un point de vue de pro d’OSM.
State of the Map 2026, entrée du bâtiment principal, photo prise par l’équipe de bénévoles, CC-by-4.0.
Les conférences qui nous ont le plus marquées
Le top 3 parmi toutes les conférences auxquelles nous (Benoit et moi) avons assistées :
OSM for cities, qui présentait une plateforme ergonomique pour récupérer facilement les données OSM sur des thématiques liées à l’urbanisme.
Mention spéciale également pour la session Birds of feather de notre camarade François Lacombe qui a organisé un atelier pour discuter des irritants de la cartographie des infrastructures utilitaires dans OSM.
Notre participation
Côté Dynartio, nous avons apporté notre soutien financier à l’évènement via la FPOSM. Cela a permis de sponsoriser l’évènement, mais aussi de mettre en place un plateau TV pour une diffusion en direct et des enregistrements tout au long de l’évènement.
L’idée du plateau TV vient de Florian Lainez, le journaliste Mat Cauquil a réalisé des entretiens avec les membres de la Fédé, d’OSM France et de la Fondation, et l’équipe de K-prod a sécurisé tous les aspects techniques. L’exécution comme les résultats étaient impressionnants; c’est d’ailleurs (il me semble) la première fois où un plateau télé est présent lors d’un SOTM. Tous les entretiens sont disponibles sur la chaine peertube d’OSM France.
La FPOSM a invité les journalistes Jules Grandin des Echos, Camille Dealberto du Point, Victor Alexandre du Parisien et Walid Nouh de Projets Libres.
L’article de Camille Dealberto sur Panoramax est déjà publié. Et il me tarde de découvrir les autres sujets sur OSM qui seront abordés dans la presse.
State of the Map 2026, conférence de présentation de la FPOSM, photo prise par Althéa Feuillet, CC-by-4.0.
Nous étions également heureux de voir notre poster affiché parmi les 23 affiches de la communauté. Cette affiche est signée MapYourGrid et a été conçue avec Grid2Poster, un projet Open Source de notre collègue Tobias Augspurger qui permet à chacun de créer une affiche du réseau haute tension de son pays ou continent, tel qu’il est cartographié dans OSM.
« Africa’s high-voltage power grid seen through OpenStreetMap »
par Tobias Augspurger, Marina Petkova, François Lacombe, Andreas Hernandez Denyer
Ci-dessous, vous trouverez la traduction et synthèse automatique du descriptif de l’affiche.
L’affiche propose une vue d’ensemble du réseau de transport d’électricité à haute tension en Afrique, telle qu’elle est actuellement documentée dans OpenStreetMap. Elle met en évidence à la fois la structure des réseaux existants et les lacunes de connaissance ou de cartographie.
L’Afrique du Sud, l’Éthiopie, l’Égypte et certaines zones du Maghreb disposent de réseaux denses et relativement bien renseignés, grâce à des infrastructures développées et à des communautés OpenStreetMap actives.
À l’inverse, Madagascar, la Mauritanie ou le Congo ne présentent que quelques lignes isolées, ce qui reflète autant un manque de données qu’une réalité territoriale : des réseaux peu interconnectés, souvent complétés par des mini-réseaux et des groupes diesel.
Plus de 600 millions d’Africains n’auraient toujours pas accès à l’électricité, et l’insuffisance des réseaux constitue un frein majeur à un approvisionnement fiable. L’objectif de cette affiche est donc de rendre visibles les réseaux cartographiés, mais aussi l’absence d’infrastructures interconnectées là où elles sont les plus nécessaires. Elle illustre le rôle que peuvent jouer les communautés locales dans la documentation et l’évolution des systèmes énergétiques sur le continent Africain, et appelle à renforcer la contribution à OpenStreetMap, notamment pour les postes électriques, les réseaux de distribution, les mini-réseaux et les systèmes hors réseau.
Nos inspirations pour le futur
Nous savons déjà que le SOTM 2027 aura lieu à Bogotá en Colombie, après plusieurs années sans SOTM mondial en Amérique latine. D’ici là, la communauté française se retrouvera autour du SOTM France 2027, dont le lieu doit prochainement être dévoilé et pour lequel j’ai déjà hâte d’y être.
En dehors de ces évènements, OpenStreetMap est devenu une partie de notre ADN, tant nous nous y épanouissons dans nos contributions pro et bénévoles, et cela sans compter le nombre infini de possibilités de cartographie et d’analyse données qu’il offre.
Nous y voyons aussi quatre grandes inspirations pour un futur relativement proche :
Poursuivre la recherche de financements et des cas d’application autour de l’écosystème MapYourGrid, aux côtés d’OET et de Datactivist. Il y a tellement de choses à dire et à faire autour des données sur les infrastructures énergétiques dans OSM, à commencer par le fait qu’OSM possède toutes les qualités nécessaires pour devenir le socle d’un standard mondial de données sur ces infrastructures.
Intégrer OSM dans la construction de projets européens. C’est un sujet que nous explorons déjà depuis quelques mois à travers différentes thématiques, par exemple la cartographie des parcelles agricoles, et qui fait également écho à ce billet de blog de la Fondation.
Poser à plat toutes les recherches et applications que nous avons faites autour de la qualité des données OSM, aux côtés de nos collègues, dans une publication à vocation scientifique.
Poursuivre le travail de plaidoyer autour de nos propres travaux, de ceux de nos camarades et de l’association FPOSM, afin de renforcer la place d’OSM dans le secteur public français. Je remets ici le livret que nous avons coordonné, rédigé par les camarades de la FPOSM : « OSM et territoires« . Il présente de vrais cas d’usage des données OSM dans des collectivités et organismes publics de tailles variées, sur des sujets tels que l’attractivité, la mobilité, l’urbanisme, l’alimentation ou encore les SIG.
Bref, comme à chaque SOTM, cela fait plaisir de retrouver les camarades en vrai et de découvrir plein de nouveaux sujets autour de l’écosystème OSM. Stay tuned pour la suite 😉
Le nouveau plan d’électrification du Gouvernement parie gros sur la voiture électrique pour sortir de la dépendance au pétrole. Nos territoires doivent-ils y voir la solution miracle ?
La voiture électrique comme pilier du plan gouvernemental de sortie des énergies fossiles
Électrifier les usages serait la voie royale pour sortir des énergies fossiles, et les voitures électriques en sont l’un des symboles les plus visibles. Le gouvernement vise notamment que deux voitures neuves sur trois soient électriques d’ici 2030, en s’appuyant sur des dispositifs comme le leasing social et un renforcement des aides à l’achat.
Sur le papier, c’est une bonne nouvelle pour le climat et pour le portefeuille des ménages : un trajet de 100 km coûte bien moins cher en électrique qu’en diesel.
Mais en réalité, ce choix politique remet une partie de la responsabilité de la transition sur les particuliers, sans traiter suffisamment les causes structurelles de la dépendance à la voiture individuelle.
Un horizon d’électrification trop long face à l’urgence
Même en imaginant une montée en puissance rapide, électrifier l’ensemble du parc prendra (très) longtemps. L’âge moyen des voitures en circulation dépasse 11 ans, et beaucoup roulent jusqu’à 20 ans. À ce rythme, il faudra facilement une vingtaine d’années pour renouveler l’essentiel du parc français, composé de quelque 34 millions de voitures thermiques. Cela semble difficilement compatible avec les objectifs climatiques et la réalité sociale de territoires déjà sous tension.
Pendant ce temps, nos collectivités continuent de gérer congestion, insécurité routière, coût d’usage et d’entretien, qu’un simple changement de motorisation ne résout pas.
La voiture électrique et la planification locale
On voit bien que les collectivités sont sommées d’« électrifier » vite, souvent sans disposer d’une vision claire de la place réelle que la voiture électrique doit occuper dans leur projet de territoire.
Sans non plus connaitre les infrastructures déjà présentes sur le territoire (combien de bornes sur le territoire ? où ? de quels opérateurs ?).
De plus, électrifier le parc ne résout ni l’accidentologie, ni les embouteillages, ni le coût de la voiture individuelle.
La voiture électrique reste un levier parmi d’autres, à considérer au même niveau que le développement des mobilités douces, l’organisation des transports collectifs et des services partagés, ou encore la planification des infrastructures d’énergie renouvelable nécessaires pour alimenter ces nouveaux usages.
Intégrer la voiture électrique dans une stratégie territoriale, c’est donc surtout arbitrer entre usages, densités, alternatives et capacité du réseau.
Dans ce contexte, une question se pose à chaque élue ou élu : « Quels usages je veux vraiment faciliter sur mon territoire ? ». En milieu rural, périurbain ou en urbain dense, les besoins ne sont évidemment pas les mêmes, et la place de la voiture électrique ne peut donc pas être la même non plus.
C’est pour éclairer ces choix que nous nous sommes demandé comment intégrer la voiture électrique dans une planification locale cohérente. Nous y répondons à travers notre infographie « La voiture électrique : les leviers d’une stratégie territoriale », qui propose une grille de lecture pour remettre la voiture électrique à sa juste place dans la planification territoriale.
Chez Dynartio, nous utilisons des méthodes simples, efficaces et accessibles qui participent à améliorer les espaces publics. Récemment, nous avons testé l’utilisation combinée de Panoramax et OpenStreetMap (OSM) à petite échelle : celle d’un site hospitalier. À travers cette approche rapide et économique, nous avons pu formuler des propositions de réaménagements légers pour améliorer le confort des usagers.
Nous avons réalisé une mission de mécénat auprès du Fonds des hôpitaux de la Charente pour le Centre Hospitalier de Ruffec. Voici ce que nous avons appris sur le terrain.
L’exemple du Centre Hospitalier de Ruffec : un site contraint, aux usages multiples
Situé au cœur de Ruffec, troisième pôle de vie du département charentais, le centre hospitalier s’étend sur près de 20 000 m². Cet espace plutôt minéral accueille des flux constants : consultants et visiteurs, résidents de l’EHPAD, personnel hospitalier et services de logistique…, ce qui rend nécessaire une meilleure organisation des usages.
L’objectif de la direction était d’améliorer le confort, la lisibilité et la sécurité du site, en particulier pour les piétons et les personnes à mobilité réduite (PMR). Une réflexion de réaménagement des lieux était déjà entamée en partenariat avec la Communauté de communes Val de Charente. Nous nous sommes inscrits dans le prolongement de cette réflexion en proposant des aménagements simples, pertinents et peu coûteux, ainsi qu’une signalétique claire pour faciliter l’orientation.
Panoramax : capturer le terrain tel qu’il est.
Nous avons commencé par réaliser une campagne de photo-cartographie avec Panoramax.
Équipés d’une caméra 360°, nous avons parcouru à pied l’ensemble du site et ses abords, à trois reprises : avec la direction, avec les services techniques, et en autonomie.
Au total, nous avons capturé et téléversé sur Panoramax 450 photos géolocalisées. Cette base visuelle nous a permis de :
Revoir chaque espace à distance.
Disposer d’une mémoire précise du site à un instant donné.
Partager facilement l’état des lieux.
OpenStreetMap : passer à la micro-cartographie
Dans un second temps, nous avons réalisé une micro-cartographie complète du site sur OpenStreetMap. Avant notre intervention, seuls les bâtiments et les voies étaient présents sur OSM.
Grâce aux photos que nous avions prises et aux images satellites disponibles sur OSM, nous avons cartographié finement les cheminements piétons, les entrées, les stationnements, le mobilier, la végétation. Cela nous a permis d’avoir une lecture beaucoup plus précise du site, à la fois à un niveau macro et micro.
L’avant-après des travaux de micro-cartographie sur OpenStreetMap.
Ce que la photo-cartographie a permis d’identifier
Le croisement entre les photos Panoramax et la cartographie OSM nous a permis d’identifier plusieurs pistes d’améliorations. Nous avons par exemple observé que :
Une partie du mobilier existant était peu valorisé car mal situé ou pas abrité (ex. bancs et tables en plein soleil),
Des zones ombragées étaient utilisées comme places de parking, alors qu’un parking existe déjà en face de l’hôpital,
Certains cheminements n’étaient pas très confortables et pouvaient poser des difficultés aux PMR,
Le manque de signalétique claire à l’entrée et les différents styles de panneaux sur le site pouvaient rendre l’orientation difficile.
Panoramax, au grès des photos prises, permet aussi de mettre en lumière différents problèmes.
Photo issue de notre enquête de terrain, qui démontre plusieurs problèmes d’aménagement.
Ici par exemple, à l’entrée du CH, nous observons que le passage piéton existe mais n’est pas emprunté par les usagers. On peut imaginer plusieurs raisons à cela :
Il ne suit pas le cheminement naturel des usagers, qui préfèrent traverser ailleurs,
Le panneau publicitaire, mal positionné, gêne directement l’accès depuis le trottoir,
La transition entre l’asphalte et le gravier compacté complique les déplacements pour les personnes à mobilité réduite.
De l’observation à l’action
À partir de ce diagnostic, nous avons produit :
Un plan d’aménagement des espaces extérieurs,
Un plan de signalétique adapté aux flux et aux usages.
Temps total de l’opération :
1,5 jour pour la collecte terrain et la cartographie,
3,5 jours pour l’analyse, les propositions et la rédaction des livrables.
Un délai très court au regard de la richesse des enseignements obtenus. Et surtout, une méthode reproductible et accessible à tout le monde.
Un levier pour tous les sites accueillant du public
Si cette mission concernait un hôpital, la méthode est transposable à d’autres contextes et sites accueillant du public, comment des écoles et campus, zones d’activités, équipements sportifs, d’attractions, touristiques …
Les données produites sont libres, partageables et actualisables. Tous les acteurs du projet, services, urbanistes, architectes, entreprises, collectivités, citoyens, etc., peuvent accéder immédiatement aux photos et à la cartographie, s’appuyer dessus pour concevoir leurs interventions, et mettre à jour les informations au fil des travaux.
Nous sommes convaincus que ce type d’approche légère mais structurante peut profondément améliorer la qualité des aménagements.
Cette présentation est également disponible en vidéo
Dans quelques semaines, des milliers de personnes seront élues et prendront les manettes de collectivités, parfois sans encore connaître pleinement leur territoire. La continuité de l’action publique dépend alors de la passation. Ce sont les agentes et agents qui doivent transmettre l’historique des projets, les arbitrages passés, les possibilités et impossibilités d’action.
Mais cette transmission repose souvent sur des efforts invisibles et peu structurés. Quand la passation n’est pas organisée, faut-il presque repartir de zéro ?
Qui pilote la passation ?
La passation est censée reposer sur un pilotage clairement identifié. Les élus sortants font un bilan administratif et financier, mais en réalité celui-ci ne suffit pas à transmettre la connaissance nécessaire pour piloter le mandat suivant.
Dans la majorité des collectivités, la passation repose donc sur les services, sans cadre formalisé (rôles, temps ou budget dédié), et sans méthode partagée non plus. Ainsi, largement circonstanciel, le transfert de connaissances se fait au fil de l’eau, en fonction des projets en cours et des obligations réglementaires ou régionales (renouvellement d’un SCoT, PCAET, entrée en vigueur d’un nouveau SRADDET, nouvelle feuille de route régionale, etc.).
La connaissance du territoire est donc portée par des individus plutôt que par la collectivité elle-même. Elle varie selon les services, les personnalités et les contextes politiques, ce qui renforce les écarts de compréhension entre élus et équipes techniques, au moment où la coordination devrait être la plus forte.
Ce n’est d’ailleurs pas faute de connaissances ou compétences des agents. Au contraire. Les agents qui disposent déjà d’une connaissance très fine du territoire n’ont pas toujours la capacité, ni parfois la perception de l’intérêt immédiat, de formaliser ce qu’ils savent. Pris dans la gestion quotidienne, ils priorisent logiquement l’action opérationnelle plutôt que la documentation ou la transmission.
Et hors période électorale ?
En dehors de la période électorale, cette même question de la passation se pose lorsque des personnes clés pour la collectivité démissionnent, partent en arrêt ou à la retraite, disparaissent. Cela peut provoquer un départ de savoirs, par exemple sur les acteurs locaux, sur des alertes soulevées dans le passé, sur des arbitrages réalisés, etc.
Tous les sujets sont concernés
Lorsqu’on parle de connaissance du territoire, tous les sujets en lien avec les compétences des collectivités sont concernées : foncier, patrimoine bâti, mobilités et aménagement, infrastructures, culture, économie, etc.
Le très cher coût d’une passation inefficiente
Ne pas organiser la passation a un coût réel, même s’il n’apparaît que très rarement dans les budgets.
Ce coût se traduit d’abord par du temps mobilisé pour réexpliquer, recontextualiser et reconstruire une vision partagée du territoire à chaque changement d’équipe.
Les agents passent des heures à refaire des présentations, à rechercher des informations dispersées ou à justifier des arbitrages déjà faits. L’absence de mémoire structurée conduit aussi à des études redondantes et à des décisions prises sans connaissance complète du contexte local.
Cette inefficience est diffuse et jamais mesurée.
Elle se manifeste en interne sous forme de perte de temps, dilution des efforts, stress et fatigue des équipes, blocage ou retards dans les projets.
En externe, elle se traduit par des difficultés de coopération et de compréhension avec les acteurs sociaux-économiques : entreprises, associations et autres partenaires institutionnels.
L’observatoire territorial comme réponse structurelle
Face à ces constats, la question est d’abord organisationnelle : Comment faire en sorte que la connaissance du territoire survive aux cycles politiques et aux mouvements d’équipes ?
Plusieurs approches existent, en commençant par la formalisation de la connaissance à transmettre et la clarification des responsabilités. C’est dans cette logique que certaines collectivités s’orientent vers un observatoire territorial.
Exemple de page d’accueil d’un observatoire territorial
L’objectif premier d’un observatoire est de construire et partager une connaissance utile, structurée et traçable du territoire. C’est un outil au service des décideurs comme des exécutifs, indépendamment des cycles politiques, dont le but est d’assurer la continuité de l’action politique.
C’est une base de connaissances qualitative, et non pas seulement un tableau de bord quantitatif. Pour les nouveaux arrivants, il ne s’agit pas de regarder des indicateurs et des pourcentages, mais de s’imprégner des obligations, projets et dynamiques en cours, prévus et à prévoir.
L’observatoire se co-construit avec le temps par la collectivité et ses parties prenantes. Il permet de regrouper tous les projets, documents, réglementations, ambitions, acteurs, … bref tout ce qui fait vivre le territoire.
Le coût de l’observatoire
Un observatoire n’est pas nécessairement un outil numérique complexe, ni un luxe que seules les grandes métropoles puissent se permettre. Un observatoire peut être simple, léger et peu cher, et mis en place sous forme de wiki.
Un wiki est une solution rapide à mettre en place, sécurisée et open-source. C’est la solution idéale pour expérimenter l’observation territoriale, à petit budget.
Et, au moment de la passation, il permet de faciliter le transfert de connaissances et d’éviter les réunions à rallonge, l’envoi de documents par mail, la passation de classeurs, etc …
Il s’agit de passer d’un partage fastidieux et chronophage en une passation méthodique et structurée.
Conclusion : La connaissance territoriale est un actif stratégique
La connaissance du territoire transmise au moment de la passation des mandats doit être regardé comme un actif stratégique. Comme chaque actif, sa perte peut être une fatalité pour le fonctionnement du territoire et la continuité de service. Et comme chaque actif, elle doit être accompagnée d’une répartition des responsabilités, une allocation du temps et moyens nécessaires pour la maintenir sur le long terme.
Il n’est pas trop tard de structurer la manière dont on transmet la connaissance du territoire aux nouveaux arrivants. Un observatoire pourra poser ce cadre pour simplifier la vie des élus et agents, et rendre plus efficace l’action publique locale.
Les collectivités regorgent d’informations, mais elles sont souvent dispersées entre les services, peu partagées, et insuffisamment mises en débat avec les acteurs locaux. Le pilotage des politiques publiques s’en trouve complexifié, et la vision du territoire morcelée.
Un observatoire territorial répond à cet enjeu en rassemblant, structurant et partageant la connaissance utile à l’action publique. Il permet de faire parler le territoire pour éclairer les choix stratégiques et piloter plus sereinement la transition écologique.
Un observatoire peut être thématique (mobilité, urbanisme, environnement, démographie, économie, alimentation, déchets, etc), ou transversal, en croisant plusieurs dimensions pour dresser une image complète du territoire plutôt que d’une filière en particulier.
Un observatoire repose sur deux piliers complémentaires :
(1) Une communauté d’acteurs qui dialogue et co-construit la connaissance.
Élus, agents, entreprises, associations, citoyens ou chercheurs y confrontent leurs points de vue, débattent les informations et enrichissent collectivement la compréhension du territoire.
Un observatoire n’a de valeur que s’il est animé, utilisé et adopté par les parties prenantes.
(2) Un ensemble d’outils numériques : plateformes de données, SIG, annuaires, wikis ou tableaux de bord.
Ces outils produisent et rendent accessibles des informations qualitatives et quantitatives, mais leur rôle ne se limite pas à afficher des indicateurs et des chiffres froids. Ils permettent de relier les thématiques entre elles (pour sortir des silos), de révéler les dynamiques d’acteurs et identifier les synergies, et, in fine, d’identifier les leviers et freins du développement territorial.
Au croisement de la communauté et des outils, l’observatoire devient un espace commun et neutre, où la donnée prend sens et où le territoire commence à parler.
Découvrez notre infographie sur les étapes clés d’un observatoire territorial :
Et pour aller plus loin, nous avons également réalisé une série de 8 courtes vidéos qui présentent les objectifs et les intérêts d’un dispositif d’observatoire territorial.
Cette série de huit vidéos s’adresse à celles et ceux qui travaillent avec ou pour les collectivités territoriales et cherchent à mieux piloter, évaluer et débattre les politiques de planification.
Souvent mal connus ou sous-estimés, les observatoires territoriaux sont pourtant des outils indispensables pour produire une connaissance partagée du territoire et faciliter le dialogue entre acteurs. Dans un contexte de défis multiples et imbriqués, ils aident à éclairer la décision publique, anticiper les risques et identifier des leviers de développement.
Nous avons conçu ces vidéos pour vous présenter concrètement les enjeux, les outils et les méthodes pour mettre en place un observatoire sur votre territoire et le faire vivre. Si vous vous demandez pourquoi en monter un, par où commencer ou comment structurer la démarche, alors cette série de vidéos est faite pour vous.
Un observatoire est avant tout un outil de compréhension du territoire. Il analyse les dynamiques, met en lumière les tensions, révèle les ressources et aide à éclairer la décision publique.
Épisode 2 : Pourquoi monter un observatoire territorial ?
L’action territoriale ne peut être légitime et acceptée que si elle repose sur une réelle coordination entre collectivités, citoyens, entreprises, associations et chercheurs. Un observatoire sert alors d’espace de médiation entre les acteurs et permet de construire une connaissance commune du territoire.
Épisode 3 : Comment mettre en œuvre un observatoire territorial ?
Un observatoire territorial repose sur une chaîne de l’information structurée et cohérente. Cela commence par la collecte des données, suivi de leur analyse pour produire une information utile. Cette information est ensuite diffusée auprès des acteurs du territoire afin d’alimenter le débat et la décision, jusqu’au passage à l’action.
Épisode 4 : Organiser la collecte des données
Un observatoire territorial repose d’abord sur les données. Encore faut-il savoir où les trouver et comment les mobiliser. Les sources sont nombreuses, hétérogènes et souvent dispersées. Il est donc important de réaliser un inventaire structuré pour poser des bases solides.
Épisode 5 : Analyser les données collectées
Les données ne parlent pas d’elles-mêmes : il faut les croiser, les interpréter et les mettre en perspective pour comprendre les dynamiques territoriales. Cette analyse mobilise des compétences spécifiques et doit rester lisible et transparente. Mais il faut également rendre les méthodes d’analyse explicites, éviter les « boîtes noires algorithmiques », et permettre le débat et la critique constructive.
Épisode 6 : Diffuser l’information
Une information trop technique ou trop froide ne mobilise pas. Pour devenir utile, elle doit être mise en perspective, discutée et incarnée. Un observatoire territorial est donc avant tout un espace d’animation et de dialogue inscrit dans la durée.
Épisode 7 : Accompagner la mise en action
Un observatoire sert avant tout à rendre visibles les dynamiques, les priorités et les marges de manœuvre qui existent sur le territoire. C’est comme cela qu’il vous aide à prendre des décisions stratégiques qui sont ancrées dans la réalité.
Épisode 8 : Les clés de la réussite d’un observatoire
Un observatoire s’inscrit nécessairement dans le temps long, au-delà des cycles électoraux. Il permet de valoriser des données et informations existantes, et capitaliser sur les démarches de planification déjà engagées. Sa gouvernance idéale est ouverte et tournée vers la société civile.
Conclusion : Faire de l’observation une priorité ?
Nous sommes convaincus de la pertinence des observatoires territoriaux et, dans un monde idéal, chaque EPCI disposerait du sien.
En 2026, dans un contexte de renouvellement des équipes municipales, l’observatoire constitue aussi un outil clé de transmission des connaissances et de maintien d’une mémoire vivante du territoire, de ses projets et de ses priorités.
Nous espérons que cette série vous a été utile et serons très intéressés de connaître les questions et sujets que vous aimeriez voir abordés dans une saison 2.
Nous sommes heureux de vous annoncer que Sinamet, notre librairie d’analyse des flux territoriaux, est désormais disponible en Open Source. Grâce au soutien de l’aide Innovation Numérique Responsable de la Région Nouvelle-Aquitaine, cette étape marque un tournant vers une analyse territoriale plus collaborative, accessible et transparente.
Qu’est-ce que Sinamet ?
Sinamet est une librairie Python dédiée à l’analyse des flux territoriaux. Elle permet de transformer des données complexes et disparates en informations claires et exploitables. Son objectif est de fournir aux élus, techniciens et chercheurs les outils nécessaires pour analyser les dynamiques et les ressources de leur territoire comme l’énergie, l’alimentation, les matières, les déchets, et plus encore. Grâce à Sinamet, les collectivités et organisations peuvent :
Structurer leurs données pour une vision claire des flux territoriaux.
Favoriser le développement de l’économie circulaire sur leur territoire.
Prendre des décisions stratégiques basées sur des analyses fiables et reproductibles.
Sinamet est utilisé dans des études d’économie circulaire, notamment pour des pré-diagnostics et diagnostics de filières (énergie, mobilité, agri-alimentation, réemploi), ainsi que comme brique fonctionnelle des observatoires territoriaux.
Pourquoi avons-nous créé Sinamet ?
Nous avons conçu Sinamet avec un objectif en tête : simplifier l’analyse des flux territoriaux (eau, énergie, mobilités, alimentation, déchets, carbone) en facilitant la collecte, la structuration et l’analyse des données. Notre but était de résoudre plusieurs problèmes récurrents dans la chaîne de l’information territoriale :
Rassembler des données dispersées.
Mettre à jour et analyser ces données de manière efficace.
Faciliter la création d’une connaissance territoriale partagée et évolutive.
Sinamet permet ainsi aux chercheurs, géomaticiens, analystes et techniciens territoriaux de :
Collecter, nettoyer et structurer les données.
Automatiser et fiabiliser les analyses pour gagner du temps.
Mutualiser les méthodes afin d’éviter de repartir de zéro à chaque étude.
Quelques exemples de réalisations avec Sinamet
Le déploiement d’un observatoire des flux agri-alimentaires dans les Vosges ;
L’étude des commandes de la restauration collective communale sur le territoire du Limoges Métropole (volumes, prix, saisonnalités, fournisseurs)
Analyse des collectes de déchetsdans les centres de recyclage de Le Havre Seine Métropole.
L’évolution de Sinamet : de la thèse à l’Open Source
Sinamet est né en 2018 pendant les travaux de thèse de Benoit Ribon, co-fondateur de Dynartio, réalisés au Laboratoire Image Ville Environnement de l’Université de Strasbourg, en collaboration avec le CNRS et avec le soutien de l’Ademe. Désormais, Sinamet est disponible en tant qu’outil d’analyse et d’observation des territoires. Il est diffusé en Open Source grâce au soutien financier de l’aide Innovation Numérique Responsable de la Région Nouvelle-Aquitaine.
2018 : Création au sein du laboratoire LIVE de l’Université de Strasbourg.
2021 : Utilisation en interne pour nos études et prestations.
2023 : Mise à disposition pour les collectivités avec une version clés-en-main.
2025 : Diffusion en Open Source.
Le choix logique de l’Open Source
Notre choix de rendre Sinamet Open Source a été guidé par plusieurs raisons :
Accessibilité : Nous souhaitons permettre à tout acteur, qu’il soit public ou privé, d’accéder librement à un outil puissant et évolutif.
Collaboration : L’Open Source favorise l’échange entre collectivités, techniciens, chercheurs et entreprises pour co-construire des solutions adaptées aux besoins spécifiques de chaque territoire.
Transparence : L’analyse territoriale doit être basée sur des outils transparents, fiables et ouverts. Avec la diffusion de Sinamet en Open Source, nous souhaitons permettre aux collectivités de garder le contrôle total sur leurs données et études.
Un gage de transparence et d’amélioration continue
L’un des principaux problèmes des logiciels propriétaires est leur manque de transparence. Les utilisateurs n’ont souvent aucune visibilité sur les processus d’analyse ni sur la manière dont les résultats sont générés. Cela engendre :
Un manque de visibilité sur les analyses.
Des résultats non vérifiables.
Une perte de contrôle sur ses propres données.
L’Open Source garantit, quant à lui, une transparence totale et une possibilité de vérification. En plus, grâce à la communauté d’utilisateurs, Sinamet bénéficie d’améliorations continues et de mises à jour adaptées aux besoins du terrain.
Les fonctionnalités de Sinamet Open Source
Quelques exemples de fonctionnalités
Sinamet est une librairie modulaire puissante qui offre diverses fonctionnalités techniques pour faciliter l’analyse des flux territoriaux :
Gestion d’une base de données centralisée.
Navigation dans les hiérarchies territoriales.
Conversion de nomenclatures de produits et d’unités (kg, euros, m3, kWh, …).
Gestion de la temporalité des flux (jour, mois, année, saisonnalité).
Traçabilité des sources de données.
Focus code
Navigation entre les échelles territoriales
Avec quelques lignes de Python, récupérez les caractéristiques d’un territoire ou la liste des collectivités qui le composent. Cette fonctionnalité vous permet d’explorer facilement la hiérarchie des territoires.
Visualisation des relations entre territoires
Sinamet permet d’afficher des relations de flux entre différentes régions. Par exemple, en quelques lignes de code, vous pouvez visualiser les échanges de céréales entre la Bretagne et la Nouvelle-Aquitaine.
Analyse des immatriculations de véhicules en France
Sinamet simplifie l’accès aux données publiques. Par exemple, il est possible de récupérer en quelques lignes de code le nombre de véhicules immatriculés dans un département donné, comme le nombre de véhicules électriques en Charente en 2018.
Et pour l’installer, rien de plus simple pour ceux qui utilisent déjà Python : pip install sinamet
Nos remerciements
Sinamet est possible grâce à :
l’ADEME qui a financé les travaux de recherche qui ont initié la librairie au sein du laboratoire LIVE de l’Université de Strasbourg et du CNRS ;
la Région Nouvelle-Aquitaine pour son soutien financier dans la diffusion en Open Source.
Un grand merci aussi à nos collègues et collaborateurs : Benoit Ribon, Adrien Louis-Joseph, Arthur Vélicitat, Olivier SAINT-EVE, Maxime Eckstein, Roua Hfaiedh, Pierre Camilleri.
Conclusion
Sinamet est bien plus qu’un simple outil d’analyse. C’est une brique essentielle pour construire des territoires durables, collaboratifs et intelligents. En le rendant Open Source, nous ouvrons la voie à une nouvelle ère d’analyse territoriale, plus facile, plus fiable et plus transparente.
Dans un contexte où les risques naturels, sociaux, économiques et environnementaux se multiplient et s’intensifient, la capacité des collectivités territoriales à les anticiper devient déterminante. Cela suppose de disposer d’une connaissance fine et globale du territoire. L’observation territoriale constitue à ce titre un levier essentiel pour comprendre les dynamiques locales et construire des politiques publiques efficaces et résilientes.
La connaissance territoriale et l’anticipation des risques
Les collectivités territoriales, pour répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain, doivent maîtriser l’ensemble des données relatives à leur territoire. Cette maîtrise, qui se concrétise par une bonne gestion de la chaîne de l’information, est essentielle à une connaissance fine du territoire, qu’il s’agisse de ressources ou de flux comme les flux d’eau, d’énergie, de matières, ou de carbone.
Mieux connaître ces flux permet de mieux anticiper les risques, notamment dans les domaines de l’environnement, de l’urbanisme et de la gestion des ressources. Que ce soit pour faire face aux inondations, aux crises énergétiques ou aux perturbations économiques, l’observation territoriale est un atout stratégique. À travers l’analyse de ces données, les collectivités peuvent identifier les vulnérabilités, adapter leur planification et optimiser leur résilience face aux crises.
L’observation territoriale comme outil de plus en plus incontournable
Pour accompagner les collectivités dans cette démarche, des outils d’observation comme les observatoires territoriaux sont mis en place. Il s’agit de plateformes logicielles permettant de collecter, analyser et diffuser des données sur un territoire donné. Ces outils offrent une vision globale et transversale des dynamiques locales (sociales, économiques, environnementales, et spatiales) et facilitent ainsi la prise de décisions éclairées.
Le premier intérêt principal de ces observatoires est de mettre en place un dialogue social entre les différents acteurs du territoire : élus, entreprises, associations, chercheurs, et citoyens. Cette coopération permet d’obtenir une vision partagée des enjeux et des opportunités et synergies locales.
Le second grand intérêt des observatoires est la production d’une connaissance intelligible du territoire, directement exploitable par les décideurs pour concevoir et ajuster leurs politiques publiques. C’est cette connaissance territoriale qui permet aux décideurs de déployer des stratégies de prévention des risques.
Dynartio : un accompagnement pour la maîtrise des données
Chez Dynartio, notre mission est d’accompagner les collectivités à mieux connaitre leur territoire grâce à une gestion rigoureuse des données territoriales de flux et de ressources. Nous intervenons à trois niveaux :
L’acculturation aux données : sensibiliser et former les collectivités à l’importance des données territoriales et à leur exploitation.
Les études territoriales spécifiques : réalisation d’études ponctuelles pour répondre à des problématiques locales précises, telles que l’aménagement d’un site.
La mise en place d’observatoires territoriaux : développer des outils d’observation adaptés aux besoins de chaque territoire, pour une meilleure compréhension des dynamiques locales.
Sinamet : un outil d’observation et d’analyse des flux
Nous avons ainsi développé Sinamet, une librairie logicielle dédiée à l’analyse des flux et des ressources territoriales. Déjà utilisé par l’INRAE et le PETR de la Déodatie pour l’Observatoire des flux alimentaires (OFALIM), et dans le cadre du projet transfrontalier CO2Inno pour analyser les flux énergétiques et de mobilité dans la région du Rhin Supérieur, notre outil permet aux collectivités de mieux comprendre et maîtriser les flux qui structurent leur territoire.
Observation territoriale et prévention des risques
Aujourd’hui, une tension grandissante se dessine entre les collectivités et les assureurs. Les premiers peinent à assumer les coûts croissants des assurances face à des risques de plus en plus imprévisibles, tandis que les seconds ne peuvent plus couvrir ces incertitudes. Nous observons que bien souvent, les collectivités se retrouvent à devoir gérer des crises, au lieu d’anticiper des risques.
Pour sortir de cette situation, la prévention des risques doit être fondée sur une connaissance approfondie du territoire. En dotant les collectivités d’outils et de méthodes adaptées, comme les observatoires territoriaux, il devient possible d’anticiper les dangers et d’élaborer des stratégies de résilience efficaces.
Un appel à l’action pour les collectivités
Aujourd’hui, il est impératif de lever les freins à la mise en œuvre d’une connaissance territoriale systémique. Trop souvent perçue comme abstraite, cette connaissance est pourtant essentielle pour garantir la pérennité et la sécurité de nos écosystèmes territoriaux. Les décideurs doivent prendre conscience de l’importance de ces outils pour anticiper les risques et prévenir les crises.
Si vous souhaitez en savoir plus sur la mise en place d’un observatoire territorial ou sur les outils d’analyse des flux, nous serions ravis d’échanger avec vous et de vous accompagner dans la construction d’un territoire plus résilient et mieux préparé à affronter les défis de demain.
La lutte contre les dépôts illicites de déchets est un enjeu majeur pour de nombreux territoires.
En 2019, l’Ademe indique que :
La quasi-totalité des collectivités en milieu urbain (91 %) reportent des déchets déposés en dehors des dispositifs de collecte ; pour ces collectivités urbaines, les déchets diffus sont également importants (76 %) et les déchets concentrés non négligeables (66 %).
Rapport – Caractérisation de la problématique des déchets sauvages, 2019.
La mise en application de la loi AGEC avec le déploiement progressif d’une filière de Responsabilité Elargie du Producteur (REP PMCB ou REP Bâtiment) permet une gestion plus efficace des déchets du bâtiment, anticipant une réduction des dépôts.
En parallèle, les maires disposent désormais de nouveaux outils juridiques, telle que la réévaluation des amendes administratives (pouvant aller jusqu’à 15 000 €) et la possibilité de transférer le pouvoir de police spéciale en matière de lutte contre les dépôts aux intercommunalités.
Dans le cadre de nos travaux sur la gestion des ressources territoriales, Dynartio a pu accompagner plusieurs collectivités sur cette question des dépôts illicites de déchets.
Ces expériences nous ont permis d’identifier des leviers efficaces pour lutter contre cette problématique.
Nous vous présentons de manière synthétique les grands enseignements de ces travaux.
Lutte contre les dépôts illicites de déchets : leviers pour une stratégie territoriale. Infographie réalisée par Dynartio.
You’ve discovered Sinamet and are wondering how it could help streamline and strengthen your territorial decision-making? Let’s talk.
Next steps :
1. Get in touch : Share your contact details and the key challenges your territory is facing by completing the form.
2. A quick personal reply : Within 48 hours, a member of our team will reach out to set up a conversation tailored to your context and priorities.
3. A focused open conversation : During this 30–45 minute exchange, we’ll take the time to understand your challenges, discuss your ambitions, and explore how Sinamet can meaningfully support your territorial strategy.
4. A proposal built around you : Following the conversation, you’ll receive a tailored proposal, which may include a personalized demonstration of Sinamet.
Our aim is not to sell a tool, but to build a lasting partnership : one that helps your territories make sense of their data and strengthens your strategic steering over time.
Parlons de votre territoire et de vos défis
Vous avez découvert Sinamet et vous vous demandez comment cet outil pourrait faciliter et améliorer votre pilotage territorial ? Discutons-en !
Voici les prochaines étapes :
1. Premier contact : Complétez ce formulaire avec vos informations et vos principaux enjeux territoriaux.
2. Réponse rapide : Un membre de l’équipe vous contactera sous 48h pour planifier un échange adapté à vos besoins.
3. Échange personnalisé : Lors de cette discussion (30-45 min), nous explorerons vos défis spécifiques et comment Sinamet peut y répondre.
4. Proposition sur mesure : Suite à cet échange, vous recevrez une proposition adaptée qui pourra inclure une démonstration personnalisée.
Notre objectif n’est pas de vous vendre un outil, mais de construire un partenariat durablepour faire parler vos territoires et renforcer votre pilotage stratégique.