C’est le troisième SOTM auquel nous participons : après le SOTM France 2025 à Tours, le SOTM Europe 2025 à Dundee, maintenant le SOTM Monde 2026 à Paris. Retour d’expérience de notre CEO Marina sur cet évènement.
Ce SOTM 2026 était un peu spécial pour deux raisons : c’était la 18e édition et le premier SOTM mondial organisé en France ; et j’ai eu l’occasion de donner un coup de main à son organisation au cours des six derniers mois.
Un SOTM, oui, mais c’est quoi ?
Le State of the Map (SOTM) est l’évènement annuel de la communauté OpenStreetMap (OSM). Il existe un SOTM mondial chaque année, ainsi que des SOTM continentaux et nationaux.
En France, c’est l’association OSM France qui organise chaque année le SOTM de la communauté française.
Cette édition était un beau succès pour les organisatrices, la Fondation OSM et l’équipe locale d’OSM France :
535 participants sur place, 185 en ligne, plus de 40 pays représentés, et beaucoup beaucoup de conférences (quelques 130 conférences, sans compter les lightning talks et les fameux Birds of feather, sessions organisées à improviste).
Je voulais saluer en particulier les bénévoles qui, pour certains, œuvraient depuis plus d’un an pour permettre à cet évènement de voir le jour. Mention spéciale pour Benoît Peyon-Dietz & Thibaut Maïto d’OSM France qui ont tout donné pendant l’organisation.
J’ai participé à ce SOTM avec une double casquette, bénévole et pro, mais dans les lignes qui suivent, je vous raconte mon expérience d’un point de vue de pro d’OSM.

State of the Map 2026, entrée du bâtiment principal, photo prise par l’équipe de bénévoles, CC-by-4.0.
Les conférences qui nous ont le plus marquées
Le top 3 parmi toutes les conférences auxquelles nous (Benoit et moi) avons assistées :
L’utilisation d’OSM par les services d’urgence allemands, présentait comment la flexibilité des tags d’OSM permet aux services d’urgence de mieux se repérer et d’arriver plus rapidement à destination.
Diversité et exclusion dans les propositions de balisage d’OSM, qui interrogeait les modalités de rédaction et de vote des tagging proposals d’un point de vue du genre, ainsi que la place qu’y occupent les femmes et les personnes perçues comme telles.
OSM for cities, qui présentait une plateforme ergonomique pour récupérer facilement les données OSM sur des thématiques liées à l’urbanisme.
Mention spéciale également pour la session Birds of feather de notre camarade François Lacombe qui a organisé un atelier pour discuter des irritants de la cartographie des infrastructures utilitaires dans OSM.
Notre participation
Côté Dynartio, nous avons apporté notre soutien financier à l’évènement via la FPOSM. Cela a permis de sponsoriser l’évènement, mais aussi de mettre en place un plateau TV pour une diffusion en direct et des enregistrements tout au long de l’évènement.
L’idée du plateau TV vient de Florian Lainez, le journaliste Mat Cauquil a réalisé des entretiens avec les membres de la Fédé, d’OSM France et de la Fondation, et l’équipe de K-prod a sécurisé tous les aspects techniques. L’exécution comme les résultats étaient impressionnants; c’est d’ailleurs (il me semble) la première fois où un plateau télé est présent lors d’un SOTM. Tous les entretiens sont disponibles sur la chaine peertube d’OSM France.
La FPOSM a invité les journalistes Jules Grandin des Echos, Camille Dealberto du Point, Victor Alexandre du Parisien et Walid Nouh de Projets Libres.
L’article de Camille Dealberto sur Panoramax est déjà publié.
Et il me tarde de découvrir les autres sujets sur OSM qui seront abordés dans la presse.
Nos trois présentations sur le plateau télé :
Nos activités présentées par Benoit, avec Charles Millet de Carto’Cité (en français)

La FPOSM, ses membres et projets, avec Florian Lainez de Jungle Bus (en anglais)

Le projet MapYourGrid, avec François Lacombe de Datactivist (en anglais)

En plus des interventions sur le plateau TV, j’ai co-présenté deux conférences :
celle sur la FPOSM, avec Florian Lainez :

celle sur la qualité des données d’OSM, avec François Lacombe


State of the Map 2026, conférence de présentation de la FPOSM, photo prise par Althéa Feuillet, CC-by-4.0.
Nous étions également heureux de voir notre poster affiché parmi les 23 affiches de la communauté. Cette affiche est signée MapYourGrid et a été conçue avec Grid2Poster, un projet Open Source de notre collègue Tobias Augspurger qui permet à chacun de créer une affiche du réseau haute tension de son pays ou continent, tel qu’il est cartographié dans OSM.

« Africa’s high-voltage power grid seen through OpenStreetMap »
par Tobias Augspurger, Marina Petkova, François Lacombe, Andreas Hernandez Denyer
Ci-dessous, vous trouverez la traduction et synthèse automatique du descriptif de l’affiche.
Pour lire la version originale en anglais : https://2026.stateofthemap.org/posters/
L’affiche propose une vue d’ensemble du réseau de transport d’électricité à haute tension en Afrique, telle qu’elle est actuellement documentée dans OpenStreetMap. Elle met en évidence à la fois la structure des réseaux existants et les lacunes de connaissance ou de cartographie.
L’Afrique du Sud, l’Éthiopie, l’Égypte et certaines zones du Maghreb disposent de réseaux denses et relativement bien renseignés, grâce à des infrastructures développées et à des communautés OpenStreetMap actives.
À l’inverse, Madagascar, la Mauritanie ou le Congo ne présentent que quelques lignes isolées, ce qui reflète autant un manque de données qu’une réalité territoriale : des réseaux peu interconnectés, souvent complétés par des mini-réseaux et des groupes diesel.
Plus de 600 millions d’Africains n’auraient toujours pas accès à l’électricité, et l’insuffisance des réseaux constitue un frein majeur à un approvisionnement fiable. L’objectif de cette affiche est donc de rendre visibles les réseaux cartographiés, mais aussi l’absence d’infrastructures interconnectées là où elles sont les plus nécessaires. Elle illustre le rôle que peuvent jouer les communautés locales dans la documentation et l’évolution des systèmes énergétiques sur le continent Africain, et appelle à renforcer la contribution à OpenStreetMap, notamment pour les postes électriques, les réseaux de distribution, les mini-réseaux et les systèmes hors réseau.
Nos inspirations pour le futur
Nous savons déjà que le SOTM 2027 aura lieu à Bogotá en Colombie, après plusieurs années sans SOTM mondial en Amérique latine. D’ici là, la communauté française se retrouvera autour du SOTM France 2027, dont le lieu doit prochainement être dévoilé et pour lequel j’ai déjà hâte d’y être.
En dehors de ces évènements, OpenStreetMap est devenu une partie de notre ADN, tant nous nous y épanouissons dans nos contributions pro et bénévoles, et cela sans compter le nombre infini de possibilités de cartographie et d’analyse données qu’il offre.
Nous y voyons aussi quatre grandes inspirations pour un futur relativement proche :
- Poursuivre la recherche de financements et des cas d’application autour de l’écosystème MapYourGrid, aux côtés d’OET et de Datactivist. Il y a tellement de choses à dire et à faire autour des données sur les infrastructures énergétiques dans OSM, à commencer par le fait qu’OSM possède toutes les qualités nécessaires pour devenir le socle d’un standard mondial de données sur ces infrastructures.
- Intégrer OSM dans la construction de projets européens. C’est un sujet que nous explorons déjà depuis quelques mois à travers différentes thématiques, par exemple la cartographie des parcelles agricoles, et qui fait également écho à ce billet de blog de la Fondation.
- Poser à plat toutes les recherches et applications que nous avons faites autour de la qualité des données OSM, aux côtés de nos collègues, dans une publication à vocation scientifique.
- Poursuivre le travail de plaidoyer autour de nos propres travaux, de ceux de nos camarades et de l’association FPOSM, afin de renforcer la place d’OSM dans le secteur public français. Je remets ici le livret que nous avons coordonné, rédigé par les camarades de la FPOSM : « OSM et territoires« . Il présente de vrais cas d’usage des données OSM dans des collectivités et organismes publics de tailles variées, sur des sujets tels que l’attractivité, la mobilité, l’urbanisme, l’alimentation ou encore les SIG.
Bref, comme à chaque SOTM, cela fait plaisir de retrouver les camarades en vrai et de découvrir plein de nouveaux sujets autour de l’écosystème OSM. Stay tuned pour la suite 😉

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